Voici un livre qui m'a été présenté par une personne que j'apprécie beaucoup, et cette dame au grand coeur avait lu quelques passages lors d'une formation.
Elle y avait mis tant de coeur, que j'ai voulu lire ce livre.
C'est mon 2e livre d'Alice Ferney, après avoir lu L'élégance des Veuves, j'ai donc lu le mois dernier Grâce et Dénuement.
Je n'ai pas du tout cette édition. J'ai lu Grâce et Dénuement aux Editions Babel, et la couverture nous montre 2 gamins en chemise, cheveux en bataille, doigts à la
bouche, l'un regard perçant et l'autre regard fuyant.
4ème de couv'.
Dans un décor de banlieue, une bibliothécaire est saisie d'un désir presque fou: celui d'initier à la lecture des enfants gitans privés de scolarité. Elle se heurte d'abord à la méfiance, à la
raillerie et au mépris qu'inspirent les gadjé. Mais elle finit par amadouer les petits illétrés, en même temps qu'elle entrevoit le destin d'une famille sur laquelle règne une veuve mère de cinq
fils.
Cet ouvrage a été récompensé par le prix "Culture et bibliothèque pour tous".
Mon avis.
Après Zoli, de Colum McCann, je retrouve l'univers et la culture gitan. Evidemment, ce n'est pas la même période ni le même lieu.
C'est un sujet qui me touche.
L'histoire d'Esther, bibliothécaire, qui va semer des graines de lectures. Esther va aller lire des histoires à des gamins gitans. Il a d'abord fallu dépasser la méfiance d'Angeline, la veuve, la
cheffe du clan. Puis, au fil du temps, avec une régularité exemplaire, Esther vient lire tous les mercredis à ces enfants. Une couverture, un panier de livres. Ou parfois la voiture d'Esther leur
sert d'abris.
Il aura fallu beaucoup de temps pour que les mères ouvrent leurs caravanes pour se mettre au chaud.
Par petites touches, Esther sème des graines de lectures, de douceur, et d'espoir aussi. L'ouverture sur un monde totalement inconnu pour ces enfants.
Ils prennent la bibliothécaire en affection, la veuve aussi, qui, secrètement, admire cette gadjé si obstinée.
Ce livre nous fait partager les bonheurs et les drames de ce clan, le bonheur avec rien, et les malheurs aussi. Et puis, au fil de l'histoire, on peut voir que les petites graines semées par Esther
commence, si ce n'est à porter leurs fruits, du moins à pousser. Quelques bourgeons éclosent....
Les femmes vont finir par se rendre compte de l'importance de l'école....lire et aimer lire.
Esther a commencé son chemin avec la graine " écouter des histoires", puis "aimer les histoires" "reconnaître un auteur/un illustrateur"....le bonheur de l'imaginaire.
Ce livre me fait penser à un album jeunesse, "la dame aux livres"
:
Qui: maman et éducatrice
Quoi: politique de la petite enfance
littérature jeunesse
projets de lectures itinérantes pour enfants
petite vie d'une maman de 2 moustiques de 4ans et 20 mois
Vos p'tits mots